Laurent Olivier

Laurent Olivier est historien et archéologue, conservateur en chef du patrimoine au musée d’Archéologie nationale de Saint-Germain-en-Laye. Il travaille sur l’héritage culturel des sociétés autochtones dominées par la conquête et la colonisation, comme celles des Celtes et des Gaulois. Ses travaux portent également sur l’histoire de l’archéologie européenne et l’épistémologie de la discipline archéologique. Il a ainsi étudié l’impact idéologique de l’archéologie allemande de la période du IIIe Reich. Une part importante de ses recherches est consacrée à l’archéologie de la période contemporaine et à l’impact archéologique de l’Anthropocène. Il se consacre aujourd’hui à l’étude de la mémoire collective du traumatisme de Wounded Knee (Dakota du Sud), où l’armée américaine a massacré plus de 300 Sioux lakota le 29 décembre 1890. Il est l’auteur de : Le sombre abîme du temps. Archéologie et mémoire (Seuil, 2008), Le pays des Celtes (Seuil, 2018), César contre Vercingétorix (Belin, 2019), Ce qui est arrivé à Wounded Knee (Flammarion, mai 2021).

À propos de Ce qui est arrivé à Wounded Knee :

Présentation de l’éditeur :

Ce qui est arrivé à Wounded Knee, le 29 décembre 1890, dans le Dakota du Sud aux États-Unis, est l’une des pages les plus sombres de l’histoire américaine : l’apogée d’une escalade mortelle qui a commencé quelques jours plus tôt et voit la mort des derniers grands chefs indiens Sitting Bull et Big Foot, avec leurs tribus, au total 300 personnes dont des femmes et des enfants tués à bout portant lors d’une bavure militaire d’une ampleur inouïe. À cette date, l’Empire sioux n’est déjà plus que l’ombre de lui-même, soumis à une rééducation accélérée pour convertir son peuple à l’American way of life. Mais à Wounded Knee, la violence des actes est relayée par les survivants indiens et des témoins du drame. En vain. Dans un simulacre de jugement qui se tiendra à huis clos, les officiers prétendront avoir réagi à un guet-apens tendu par des Indiens fanatisés. 130 ans plus tard, dans une enquête totalement inédite, l’archéologue Laurent Olivier confronte les faits et apporte les preuves qui manquaient encore à l’établissement complet de la vérité.