table-ronde avec la chercheuse en danse Isabelle Launay, l’anthropologue Chowra Makaremi (Iran) et les artistes Gabriela Carneiro da Cunha, Volmir Cordeiro, Betty Tchomanga
« Si je ne peux pas danser, ce n’est pas ma révolution. » Cette phrase attribuée à la militante Emma Goldman, dont l’un des camarades de lutte exigeait qu’elle cesse de danser, au motif qu’une activiste ne serait plus crédible si elle affichait sa passion pour la danse, résonne avec nombre de mobilisations sociales des dernières années, marquées par des danses circulant parfois sur plusieurs continents. Lors de cette table-ronde finale réunissant chercheuses et artistes, il s’agira d’interroger la façon dont la danse peut travailler les rapports de pouvoir et s’intégrer à des actions visant à transformer le réel, mais aussi d’imaginer comment des espaces militants peuvent influencer les façons de danser et transmettre la danse, ouvrir de nouveaux possibles, esthétiques et politiques, dans le champ chorégraphique. Nous verrons comment étudier les danses et les gestes expressifs qui s’inventent dans les luttes permet de penser le rapport du corps à la politique, la vulnérabilité, la non-violence, d’approcher les expériences sensibles qui caractérisent les soulèvements contemporains




