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Anastasia Fomitchova est une politiste, docteure en science politique et autrice franco-ukrainienne. Ses recherches portent sur les dimensions sociales de la guerre, la lutte contre la corruption, les réformes et transformations de l’État Ukrainien. Elle est diplômée en droit et en philosophie de l’Université Paris-I-Panthéon-Sorbonne. Elle s’est engagée dans la résistance ukrainienne lors de l’invasion de l’Ukraine par la Russie en tant qu’ambulancière et infirmière de combat : au moment de la révolution du Maïdan en 2017, elle rejoint le « Bataillon des hospitaliers », une organisation de volontaires qui évacue les blessés de la ligne de front en Ukraine ; en 2022, elle suspend son doctorat pour retourner sur le front et participer à la défense de Kyïv et à la contre-offensive sur Kherson. Elle réside actuellement à Kyïv où elle s’investit dans des projets liés à l’intégration européenne de l’Ukraine. Elle est l’autrice de Volia (Grasset, 2025).

Bibliographie

Volia

Grasset, 2025

« Dans cette guerre destructrice qui aura emporté tant de vies, j'aurai aussi découvert la force que nous portons en nous. Cette Volia qui nous pousse à nous battre pour notre indépendance. » A. F.
« Volia », un terme ukrainien qui se traduirait par « volonté » et « liberté ». Un mot qui, à lui seul, incarne la détermination de tout un peuple.
Février 2022. Quelques jours après le début de l'invasion russe à grande échelle, Anastasia quitte Paris et retourne en Ukraine, son pays natal, pour s'engager en tant qu'infirmière de combat. Témoignage intime de l'horreur de la guerre au XXIe siècle, Volia est aussi un livre de résistance et de mémoire. En racontant son histoire personnelle et familiale, c'est toute la violence de l'héritage soviétique qui ressurgit : la famine organisée par Staline dans les années 1930, les rouages de la nomenklatura à laquelle son grand-père appartenait, ou encore la catastrophe nucléaire de Tchernobyl qui a poussé sa mère à s'exiler en France dans les années 1990.
Un récit poignant et terrible qui résonne comme une dette envers ceux qui se sont sacrifiés pour que l'Europe reste libre.