Philippe Descola

Philippe Descola est anthropologue. Dans le cadre d’une thèse de doctorat d’ethnologie entreprise sous la direction de Claude Lévi-Strauss, il effectue son travail de terrain chez les Jivaros Achuar en Amazonie équatorienne de septembre 1976 à septembre 1979. À partir de cette expérience et de ses recherches, il propose de dépasser le dualisme qui oppose nature et culture en montrant que la nature est elle-même une production sociale. Il distingue et redéfinit quatre modes d’identification parmi les sociétés humaines  (totémisme, animisme, analogisme, naturalisme) pouvant selon lui constituer une « écologie des relations » – à savoir une anthropologie qui s’intéresse aux relations entre humains et non-humains autant qu’à celles entre humains. En juin 2000, il obtient la chaire d’Anthropologie de la nature au Collège de France. En 2001, il est nommé directeur du Laboratoire d’anthropologie sociale (LAS) fondé en 1960 par Claude Lévi-Strauss.

Bibliographie : Les Lances du crépuscule : relation Jivaros, Haute-Amazonie (Plon, collection Terre Humaine, 1993), Par-delà nature et culture (Gallimard, 2005), L’écologie des autres. L’anthropologie et la question de la nature (Quae, 2011), La Composition des mondes. Entretiens avec Pierre Charbonnier (Flammarion, 2014), Cultures (Carnets Nord, 2017). Il a également dirigé les ouvrages : La fabrique des images. Visions du monde et formes de la représentation (coédition Musée du Quai Branly – Somogy, 2010) et Les Natures en question (Colloque annuel du Collège de France (2017) ; Odile Jacob, 2018).

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